Clara est l’expression même de la décadence fin de siècle. Une érotomane provocante, prise d’un désir frénétique devant le spectacle sanglant des suppliciés, un monstre de cruauté et de voyeurisme, une femme fatale à la croupe voluptueuse et à l’esprit dérangé.”
Telle un sphinx impassible, son double photographique cultive le mystère, par son masque inexpressif et lointain, comme perdu dans une perpétuelle rêverie.”
On y retrouve la majestueuse staticité des tableaux-vivants de Sayat Nova, avec ses figures impassibles aux gestes symboliques. A la croisée des genres, le cinéma de Paradjanov propose une vision moderne d’un monde médiéval et folklorique, teinté de réalisme social, ce qui en fit un réalisateur controversé. Une lente danse aux éventails en écho aux apparitions oniriques de la pâle idole de Sayat Nova, entre traditionalisme arménien et psychédélisme de la fin des années 60.”
Cette nouvelle arcane est profondément influencée par le cinéma de Wong Kar Wai, en particulier 2046 et son érotisme glacé. J’ai tenu à utiliser des jeux de lumière très forts, qui suggèrent la langueur vénéneuse d’un bordel à Hong Kong, mais aussi les visions hallucinatoires de l’Enfer de Henri-Georges Clouzot. La féminité y est omniprésente, fatale et presque provocante. La lingerie retro se révèle sous les soieries brodées, dans un lent abandon opiacé.”
Une jeune fille rêve dans un boudoir, en regardant la pluie tomber par la fenêtre, telle une héroïne de Sofia Coppola. Les dentelles de son déshabillé s’accordent avec la délicatesse de la Classic mini, fine et ouvragée, sertie de discrets diamants. On sent la langueur et la mélancolie d’une après-midi pluvieuse, comme un instant en supsens.”
L’influence néoclassique plane sur cette dernière séance, dans le plissé statuesque de cette robe de vestale, digne des sirènes des années 30. Le décor est l’écrin de cette élégance rétro, avec l’escalier majestueux sur lequel tourbillonnent les plis de la robe, et la lumineuse verrière. Pour compléter cette tenue, j’ai choisi la montre Classic, à mon goût la plus féminine et raffinée. Son allure vintage illustre l’accord entre classicisme et modernité qui représente à mes yeux la marque Ebel.”
Derrière les symboles il y a l’humain.”
Rien de tel qu’un corset pour se sentir superbement femme.”
Le jardin est le théâtre de l’âme, il reflète la nature tourmentée des passions humaines.”
J’ai beaucoup aimé les matières fluides et les coupes presque aériennes, qui restaient modernes sans tomber dans le cliché de la garde-robe de vestale. Des couleurs subtiles et romantiques, réveillées par des rouges profonds, qui épousent à merveille les jeux de transparence.”
cellar door by coryjohnny for tumblr.